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LES MEDUSES S'EVAPORENT AU SOLEIL, de Michel Jovet

6.00

Miscellanées
128 pages - format poche

Michel Jovet est chroniqueur dans le fanzine Zone 52. Avec cet ouvrage drôle, rythmé et instructif, il signe son premier livre.

Coup de cœur des libraires FNAC décembre 2015 :
"Indispensablement inutile !
Rock'n roll, érudit et débordant de mauvaise foi, "Les méduses s'évaporent au soleil" est un petit recueil de miscellanées absolument délirant. Anacoluthe absolu, Michel Jovet dispense sa gouaille et ses (bons)jugements à l'emporte-pièce tout au long d'un livre généreux et, avouons-le, totalement poilant!"

Extrait :

"Parfois, les emmerdes, ça a du bon.

Avec son allure de godemichet boutonneux à cape, Dark Vador est l'un des plus grands méchants du cinéma.

C'est peut être dû au fait que son casque rappelle ceux des nazis. Ou bien que "Stormtroopers", c'est la traduction anglaise de "Sturmabteilung" (l'aile paramilitaire du parti nazi dans les années 1920-1930). Ou bien que Hermann Hoth était un général allemand ayant servi sur le front de l'Est, qui se trouvait être bien enneigé (comme la planète du même nom dans le film, en fait). Ou bien le fait que David Prowse, le type dans le costume, était un bodybuilder d'un mètre quatre-vingt seize de haut, et qu'un gode de cette taille, c'est effrayant.

Ce statut d'icône était tellement fort dès le départ que, pendant la production de l'Empire Contre-Attaque, il fallait à tout prix éviter les fuites. Lucas veut ton argent, pas que tu foutes le film en l'air, con de fan, va.

Lors du tournage de la scène où Luke se fait couper la main, et que Dark Vibro lui balance un des revirements de scénario du siècle dans la face, Lucas a donné aux acteurs un script différent du script final, où le "I am your father" est remplacé par "Obi-Wan killed your father", histoire de faire en sorte que les hypothétiques fuites (qui ont bien eu lieu) ne gâchent pas la surprise aux autres. Ah oui, au fait : SPOILERS !

Toujours est-il que la performance de David Prowse reste quelque chose de magistral. Non, ce n'est pas James Earl Jones, c'est bien David Prowse qui a joué le brother le plus black de la galaxie.

Durant le tournage, David Prowse a bien récité tout son texte, qu'il avait bien appris par coeur et tout. Problème : avec le casque, il sonnait comme Kenny dans South Park bref, on comprenait que dalle à ce qu'il racontait.

David Prowse s'est dit qu'on allait réparer ce problème en revenant en post-production pour ré-enregistrer son texte, et voilà. Problème n°2 : Lucas n'était pas encore multi-milliardaire, et payer un billet d'avion et un hôtel pour que Prowse puisse revenir aux Zétats Zunis depuis son Angleterre natale était totalement exclu pour des raisons financières.

Lucas a donc cherché un acteur américain qui pourrait incarner la voix de Dark Vador, et a embauché James Earl Jones, qui bien des années plus tard, verra l'image d'airain de son personnage voler en éclats à la faveur d'un "Nooooooooooooo" pleurnichard, que le sous-titrage anglais issu d'une interprétation littérale du chinois par des chinois sur une version pirate de "Revenge of the Sith" traduira par "Do Not Want !", donnant par là-même naissance à l'une des expressions les plus employées du jargon des accros des forums de discussion anglophiles sur internet.

Tout ça pour dire, si ça se trouve, dans 2001 L'Odyssée de l'Espace, l'écran noir qu'il y a au début et à la fin, c'est un gros plan sur le monolithe, qui a lui-même la forme d'un écran de cinéma, et en fait le monolithe représente l'écran de cinéma dans le film et l'omniscience du spectateur sur l'histoire qui se déroule, ce qui expliquerait le côté "Dieu Créateur/Conscience Supérieure" du monolithe dans le film. Je peux également être victime d'une surcouche de connerie, tout est possible."